vendredi, 18 avril 2008
Lettre d'un ami à un ami
Mon cher Clément,
J'espère que tu as bien profité de ta soirée d'hier. Quand à moi, je ne peux pas en dire autant. Figure-toi que la sortie à l'Esclave, que nous devions initialement faire, était prévue depuis samedi soir. J'avais quand même mis 70 euros (460 FF) en fringues uniquement pour cette soirée. Pour un fois j'allais m'assumer, pour un fois j'allais enfin rencontrer des gens "comme moi", pour un fois j'aurais pu avoir l'occasion de mettre un terme à 20 ans de célibat ... Mais il se trouve que ma soirée a été gâchée tout ça pour que tu te tires une pétasse, que tu n'as même pas été capable de ramener chez toi (mais a-t-elle seulement existé ?). Et le pire dans tout ça c'est que ma soirée a été gâchée tout simplement parce que tu refuses d'entrer dans un club privé gay. Tu crois que ça me fait super plaisir d'être trainé de force dans un boite d'hétéros ? Quand à ta réflexion désobligeante ("c'est 50/50, t'as autant de gays que d'hétéros en boite"), saches que la proportion nationale est en fait de 1 gay pour 19 hétéros ; tu pensais vraiment que j'aurais pu m'en trouver un dans cette boite ? Moi qui n'arrive déjà pas à aborder ce type qui me plait et dont je te parle depuis maintenant bien six mois. Et quand tu en trouves un, de gay, tout n'est pas joué ; au risque de te décevoir, chez les homos aussi pour coucher il faut un minimum d'attirance, nous ne sommes pas des bêtes qui passent leur temps à enculer tout ce qui bouge (donc, pas besoin de "raser les murs" dans une boite gay).
J'aimerai au moins que tu comprennes que ton comportement est révélateur d'un symptôme particulier que l'on appelle "égoïsme". Je pense qu'il faudra que le Rhône coule pendant encore un petit moment sous le pont Saint Bénezet avant que j'ai, de nouveau, ne serait-ce que l'envie de refaire une sortie de ce type avec toi. Quand à Damien, je pense qu'il sera tout à fait d'accord avec ce que je viens de te dire. Nous aurions dû te laisser dans ta merde, à ressasser tes idées de merde et à fumer ton shit ; au moins nous aurions passé une bonne soirée plutôt que de faire les plantons pendant une demi-heure devant chez toi, sous la pluie, à attendre que tu veuilles bien nous ouvrir pour que l'on puisse te remonter le moral et te sortir un peu de ton appart.
Peut-être que tu t'en fous mais saches qu'hier soir j'ai été très déçu.Amicalement,
Julien.---------------
Mon ju,
Tu as raison sur toute la ligne, je n'ai pas vu ça de ce point de vue et en lisant ton mail je prends une grosse claque. Il est clair que t'aurais pu me laisser dans ma merde. Tu ne l'as pas fait, tu n'es donc pas un égoïste, t'as réussi à m'aider de toute manière, c'était pas ton soir par ma faute mais t'as sortit un ami d'un début de déprime et ça c'est sûrement une satisfaction non. Donc je prendrai sur moi sans soucis pour aller en soirée gay. Je te présente mes excuses, j'ai vraiment réagit comme un idiot.
Ce soir Damien me traîne à LA CAGE avec des copines à lui, l'entrée est gratuite, ça serait avec plaisir que tu sois là. Damien m'a dit pour ton boulot, si jamais tu ne peux venir je comprendrais. Tu pourras dormir ici avec qui tu veux.
Biz---------------
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Humeur du jour en musique :
cf. le 08/04/08 : Wild World - Cat Stevens
16:48 Publié dans Message à caractère informatif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : décéption, amitié, lettre







